Lomé vibre depuis le 14 avril au rythme de la 9ᵉ édition du Festival international du film du Togo (FIFTO). L’événement, qui se tient jusqu’au 18 avril 2026, a été officiellement lancé au Centre togolais des expositions et foires de Lomé, en présence de plusieurs délégations, dont le Sénégal, pays invité d’honneur, et la Chine, invitée spéciale.

Placée sous le thème « Raconter nos réalités : le cinéma africain en langues locales et récits du quotidien », cette édition a été ouverte par le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Isaac Tchiakpé. Pendant cinq jours, 33 films en compétition (documentaires et fictions) mettent en lumière la diversité des regards venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Gabon, du Sénégal, de la France et du Togo. En parallèle, 18 œuvres hors compétition, notamment en provenance de la Chine, du Mali et du Niger, complètent la programmation.

Les projections et activités se déroulent sur plusieurs sites, dont l’Institut français du Togo et le Centre national du cinéma et de l’image animée. Parmi les temps forts, une table ronde inaugurale a réuni professionnels et festivaliers autour des enjeux du cinéma africain en langues locales, avec en toile de fond la valorisation du patrimoine et des récits du quotidien.

Le 16 avril est consacré au Sénégal, avec en perspective la signature d’un accord de coproduction entre Lomé et Dakar. Une ouverture internationale renforcée par la participation de la Chine. Son ambassadrice au Togo, Wang Min, a déclaré : « La Chine, invitée spéciale à cette occasion, présentera des films qui reflètent son visage et illustrent l’avenir des relations sino-africaines. Le cinéma porte une aspiration vers l’avenir. Je souhaite plein succès à cette 9ᵉ édition du festival du film du Togo. »

Le ministre Isaac Tchiakpé a réaffirmé l’engagement de l’État togolais : « Nous travaillons à rendre opérationnel le fonds pour le cinéma. Les démarches sont en cours pour relever ce défi. Par ailleurs, nous poursuivons notre appui institutionnel aux créateurs. Nous voulons structurer les outils nécessaires au développement du secteur et faciliter, notamment, l’importation de matériel à travers des mesures fiscales adaptées. »

En ouverture du festival, le public a également assisté à la projection du film Kendra, un court métrage de 13 minutes 33 secondes, produit par Joker Groupe, qui explore les thèmes de la loyauté, de la vengeance et de la trahison.

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